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Vos messages
samedi 10 décembre 2011
La matroy
Un bisou...
mardi 22 novembre 2011
anne
mazette ; raconté comme cà , c'est impressionnant . on se rend compte de la tension qu'il y a du avoir derrière les mots et le ton neutre ..
dimanche 20 novembre 2011
eric peron
pays bigouden
Merci a tous de m'avoir soutenu.
voici le rapport de mer:
Dimanche 6 Novembre à 12.15 UTC
Alors que nous naviguons en bâbord amure cap au 250 sous GV un ris et solent avec un vent d’environ 25/30 nœuds, nous entendons un « clac » très sec et le bateau prend un sévère coup de gite… Eric Peron, alors en veille prend la barre que le pilote automatique avait rapidement poussée et je choque la GV en sortant rapidement de la cabine, le bateau se remet à plat. En quelques secondes Eric me dis : « c’est la quille, le bateau dérape comme un 470 sans dérive… ». Je me penche par-dessus bord au niveau des haubans afin d’essayer de voir le profile orange du bulbe et du voile de quille mais je ne vois rien ! Nous affalons la GV et envisageons la suite…
Nous prévenons Jean Maurel de notre situation par Iridium à 12.19 UTC, position :
Nous affalons le solent et envoyons le tourmentin et nous empannons pour faire cap au 45° à 5/6 nœuds…Les ballasts bâbord sont déjà pleins et nous sommes matosé au maximum en bâbord, je remplis les ballasts tribords et nous équilibrons le reste à l’intérieur. Les 12 boulons de fixation de la quille sont tous en place et nous n’avons pas de voie d’eau. Nous restons à bord en faisant route sur ce cap pr nous rapprocher.
Vers 13h UTC, je préviens Olivier de Roffignac par Iridium, nous envisageons des solutions de remorquage au départ de Vigo ou la Corogne à environ à 500 miles de notre position.
Le lendemain, après une nuit très inconfortable il semble que le remorqueur qui pouvait partir de Vigo à 9 nœuds ne soit pas la bonne solution car il mettrait trop longtemps à nous rattraper, le temps se gâte en fin de semaine… Il faut trouver un remorqueur qui viendrait vers nous et non derrière nous. Olivier de Roffignac propose une solution de remorquage au départ de Falmouth dans l’après midi. Le remorqueur espagnol n’est pas mis en route et les anglais sont lancés.
Les conditions sont toujours difficiles 25/30 nœuds de vent et 3 /4 m de vagues : nous passons la fin de la journée et la nuit en TPS. Le mardi matin, le vent se calme et nous prenons un fichier météo qui nous confirme qu’une dépression arrive jeudi dans la journée. Afin de mettre en place le carnet de route et la zone de rencontre avec le remorqueur anglais, je les appelle par Iridium, ils me communiquent leur position vers 15h, ils sont à Brighton !!! Je n’arrive pas à y croire, je les rappelle pour confirmer la position, ils sont à Brighton !!! Ils avancent à 9 nœuds mais doivent faire un stop pour faire le pleins et pensent pouvoir être sur notre position vendredi soir… nous devons être pris en remorque avant la prochaine tempête (40/45 nœuds fichiers et 4/5 m de vagues) qui arrive jeudi.
Du bord, nous contactons un pêcheur qui part du Guilvinec pour rejoindre sa zone de pêche à environ 300 miles à l’ouest de Brest et qui se trouve être sur notre route… David Biger, le patron de l’Agrion nous confirme à 20h qu’il fait route sur notre position, un rdv est fixé le lendemain pour affiner la zone de rencontre. L’Agrion avance à 9 nœuds cap au 280°, on envisage une rencontre entre 20h et minuit le mercredi soir quasiment sur sa zone de pêche.
Le mercredi matin, David nous confirme sa progression vers nous. Le contrat de remorquage est validé entre l’armement du chalutier à terre et Olivier de Roffignac. Depuis la veille au soir, nous envisageons l’annulation du remorqueur anglais. Je confirme en mâtiné à Olivier de Roffignac qu’ils seront effectivement inutiles. Vers 11h, je reçois un appel des anglais qui sont à Salcombe et qui peuvent être sur nous vendredi soir : trop tard ! J’annule leur mission.
Dans la journée, nous procédons à la préparation du bateau pour le remorquage : nous rangeons la bôme, la GV et le solent à l’intérieur et préparons les bouts de remorquage. Nous essayons de préparer la manœuvre mentalement : comment récupérer la remorque, comment monter à bord du chalutier, faut il couper le mât, etc…
Nous mettons en place une patte d’oie basée sur les winches d’écoute de voiles d’avant et les bouts de mouillage afin de faire une remorque élastique. Nous remettons les TPS, on vérifie les check list du matos à emporter, l’ordre des choses à faire, etc… Nous affalons le tourmentin et amarrons la barre au centre, le bateau se met vent arrière avec les vagues.
Vers 21h, le chalutier est en approche, avec David, nous affinons le point de rdv, on est dans les temps prévu, il y a encore de la mer et la nuit tombe, on commence à douter de la possibilité d’un accostage du chalutier par le bâbord du Class 40. Le chalutier effectue un premier passage de repérage, il semble possible que l’équipage nous lance une amarre en passant à coté de nous de cette manière mais nous filons à 5 nœuds et 3 échecs nous poussent à changer de procédure.
Nous pensons qu’il sera plus simple pour nous de récupérer un filin qui flotterait derrière le chalutier, ils repassent sur notre bâbord et tourne devant mais un peu trop serré et le bout dehors du class 40 vient au contact du chalutier, les 2 bateaux se séparent rapidement sans autre contact. Je propose de mettre le moteur en route pour faire les manœuvre en étant face au vent et aux vagues ce qui permettrait de réduire la vitesse. En démarrant le moteur nous cassons la manette des gaz. Et en se positionnant face aux vagues, un des bouts préparé sur la plage avant du Class 40 passe à l’eau et se prends dans l’hélice, le moteur cale. Le bout est coupé mais le moteur repart. Enfin face au vent, nous réussissons à attraper le filin et la remorque. Eric mets en place la remorque sur la plage avant et nous faisons route parallèle au ralenti avec le chalutier.
Une fois la remorque en place, nous envisageons notre transfert sur le chalutier. L’équipage de l’Agrion rapproche le Class 40 de son tableau arrière et nous lance un bout sur lequel nous nous accrochons l’un derrière l’autre. Une fois au plus proche, nous sautons à l’eau avec nos sacs étanches sur le dos et nous nous faisons tirer vers l’échelle de pilote du chalutier. Nous grimpons à bord l’un après l’autre. Nous sommes un peu mouillés mais « au chaud ».
Au bout de quelques heures de remorque dans la nuit, celle-ci casse vers 3h30… Dans la nuit noire, l’équipage du chalutier reste en dérive autour du feu de nav du Class 40. Au petit matin, Eric se prépare à retourner sur le Class 40. Nous lançons un grappin sur les filières et l’étais du Class 40 (qui sont endomagés) et rapprochons les bateaux afin qu’Eric puisse sauter à bord. Le contact est brutal et le flan bâbord du Class 40 est abîmé. Eric mets en place une remorque plus solide et resaute à l’eau accroché à un bout afin d’être ramener à bord.
En fin de journée le vent monte, la mer se forme, la nuit s’annonce mouvementée. Nous sommes confiants pour la tenue de la nouvelle remorque mais avons quelques doutes sur le comportement du bateau. Le chalutier réduit la vitesse à 2/3 nœuds, la remorque suit bien avec plus de longueur de câble cette fois. Au petit matin, le bateau est toujours en remorque, les conditions devraient s’améliorer maintenant et nous pouvons enfin envisager une arrivée à Concarneau samedi matin après une dernière nuit calme à bord.
Nous arrivons au port vers 9.00 samedi 12 novembre. Je me rends compte que l’aérien est abimé, il manque la partie girouette. Il y a de l’eau dans le compartiment de la pile à combustible. Elle ne fonctionne plus.
vendredi 11 novembre 2011
M'man
Loctudy
soutenu (excusez-moi)
vendredi 11 novembre 2011
M'man
Loctudy
Eric vient de me prévenir que le bateau accostera à CONCARNEAU demain matin vers 8h. Enfin, l'aventure se termine bien ! Nous remercions vivement le chalutier qui a accepter d'aller les chercher. Eric nous racontera tout ça bientôt sur le site. Merci aussi à toutes les personnes qui ont soutenues l'équipage et leur entourage.
vendredi 11 novembre 2011
anne
espérons espérons .. une bonne arrivée ..
En tout cas c'est une drole de pêche pour le chalutier.. !!!
un C40 et deux loups de mer ..
vendredi 11 novembre 2011
tonton
Sarzeau
Man à eu ERIC hier soir au Phone , tout allait bien
Ils étaient inquiet pour le bateau en remorque car çà commençait à forcir
Pour la logistique ils demandent d'etre débarquer à Lorient , mais ça cause "plus value "
Entre Bigouden c'est logique
A 8 h à 120 mn de Penmarc'h soit 20 h
jeudi 10 novembre 2011
TONTON
Radio Bigoud
Sous toutes réserves ( Eric nous confirmera plus tard) voila ce qui se raconte au Guil
l'amarrage du bateau s'est fait après pas mal d'essais de lancement de cordages sans succès (mer modérément grosse, mais quand même pas facile)Une tentative du C40 avec le moteur n'a rien donné, le bateau n'était pas assez contrôlable. Pour finir le chalutier est passé à fond en longeant la coque instable. Nos 2 petits loups (de mer) ont raccordé le bout de remorquage du bateau de pêche sur le bout du C40 à l'extrémité de la patte d'oie réalisée par notre équipage. Ensuite celui-ci s'est jeté à l'eau accroché à un bout et se sont fait tirer par les pêcheurs et hisser à bord du chalutier. Mais quelques miles plus tard le cordage de liaison, entre bout et patte d'oie a cédé. Le patron pêcheur à préférer attendre sur zone que le jour se lève pour recommencer l'opération et renforcer l'amarrage, deux personnes ont donc sauté à l'eau ( pêcheurs ou Tang et Eric ou encore un membre de chaque équipage). L'opération à pris près de 2h à nouveau et ensuite l'équipée est reparti à 5 ou 6 nds vers les côtes Bretonnes.Le C40 suit parfaitement le chalutier dans son sillage, sauf problème leur arrivée sur la terre ferme est envisageable dans une trentaine d'heures.La direction finale est toujours incertaine. Ce sera en fonction de la météo et des 2 équipages.



